Une
piste inattendue
En
ufologie, il faut être bavard.
Ceux qui ne pratiquent pas cette méthode, au risque de passer pour farfelus,
ratent bien des occasions ! C'est la politique que nous avons utilisée
lors d'une enquête de l’AREPS, après
avoir examiné des lieux qui, selon la déclaration d’un de nos amis, Guy Baecke, correspondent au carrefour isolé où il
vit un ovni en 1981. Après avoir rayonné dans les environs pour nous assurer
qu’aucune structure encore existante - tour,
silo, affichage lumineux…- ne
pouvait avoir été source de confusion, nous estimions
avoir bien mérité une
tasse de café… Bien nous en a
pris d’avouer notre dada à
l'aubergiste ! Celui-ci n'a pas tardé à nous conseiller
une visite chez " le
couple qui a vu le plus de choses dans la région" au moment de la vague
belge. Quelques indications et nous voilà en route…
et bien vite aimablement autorisés
à entrer dans la maison, à
enregistrer et à filmer.
Les
explications sont
venues par bribes et c'est même une question de dernière minute, au
moment où nous allions remballer le matériel,
qui nous a permis de recueillir les confidences les plus particulières,
lâchées avec un peu de réticences parce que
très personnelles ; ces dernières confidences,
personne, pas même l'héroïne, n'ose affirmer qu'elles ont
un lien avec les observations ufologiques : ce sera
à vous de juger. Par souci de clarté, nous avons rassemblé
les faits dans un ordre chronologique qui ne correspond pas totalement à
nos deux enregistrements -
notre retour sur les lieux, le mois suivant, ayant eu pour but de compléter et
préciser les premières
informations. A propos de
ces deux témoins,
nous tenons à signaler une
grande simplicité, une évidente modestie; ces personnes,
très interpellées par leur vécu,
n'en tirent ni vanité ni intention
de lucre.
Le
12 mars 92, peu avant 21 heures,
Mr. Rood, sortant de son
habitation, s’étonne de voir, de l'autre coté de la route, à travers champs
(aujourd'hui le paysage est bouché par des constructions) une
étrange et importante structure
lumineuse horizontale, immobile, à
faible altitude. Il appelle sa
femme. La forme insolite semble
flotter à environ 2 km de lui. Une luminosité douce et un ensemble de lumières
alignées, « un peu comme un ballon allongé avec des fenêtres et
une sorte de petite coupole lumineuse…
plus ou moins le cigare dont on parle en ufologie » - Mr. Rood
alors ne s'intéressait pas aux ovnis mais, depuis, il a lu un peu à ce
sujet. Nous lui montrons la photographie prise par notre
ami Guy Baecke, en 81, et il
estime que les formes ont beaucoup
de points communs : structure horizontale
allongée, ensemble de points d’éclairages qui évoquent des sortes de
fenêtres, dôme en
surplomb.
La
situation est si insolite qu'outre son épouse, il appelle des témoins
: son beau-frère, un voisin et le fils de celui-ci.
Finalement tous les 5
décident de monter dans une voiture
et d'aller à la rencontre de cette intrigante chose lumineuse. Le couple
a l'excellent réflexe d'emporter une nouvelle
caméra (Video 8 handicam CCD F 250 E).
Quelques
kilomètres sont parcourus puis Mr Rood réalise qu'un engin anormal se
trouve , contrairement à ses prévisions,
sur la droite du décor … et voilà
qu'une chose immense semble venir
vers lui, tout doucement, sans bruit- sinon peut-être un très léger ronronnement, ajoute l'épouse
. Selon l'estimation du conducteur, l'engin se serait approché au point de ne
plus être éloigné que de 50 m.
Le couple ensuite a bel et bien eu
l'impression d’être pris dans un
brusque éclair lumineux, autrement dit, comme
"flashé"; tout le terrain autour, sur une large étendue,
s'est éclairé d'une lumière
crayeuse éblouissante. Mr Rood se
souvient parfaitement d’une sorte
d'éclair vers le sol. "On a vu comme en plein midi".
Le
phénomène se reproduit : deux moments
extrêmement brefs, de l'ordre de la seconde. Ils sont formels: ils ont
parfaitement vu les deux fois un
rayon vers le sol, sorte d'éclairs qui ne les ont pas aveuglés. Le couple, peu
de temps après, a posé la
question au docteur de famille : n'y avait-il pas un risque de radiations? Sans
se moquer, celui-ci leur a conseillé un
examen. A la centrale nucléaire de Tihange, ils ont obtenu facilement une date
pour une détection. Rien ne leur a été
signalé.
Revenons
au moment de l'observation.
Le
périmètre de cette chose n’était pas visible: 3 sortes de très grandes
lampes rondes étaient disposées de façon à évoquer un triangle mais Mr Rood a eu (et conserve) l'impression d'avoir seulement vu la base d'un volume peut-être
plus complexe qu'il ne lui
est pas possible de décrire dans sa totalité. "Nous n'avons pas vu
la forme totale ; sans doute seulement le dessous d'une structure." Les
grands phares, comme nos phares de voiture, présentaient un
bombage. Et il y avait, bien visible entre les lampes, une matière foncée.
D'autres
éléments lumineux éclairaient
aussi la chose : un ensemble de petits points s'allumaient, s'éteignaient,
les uns puis les autres, un peu cet "effet sapin de Noël" parfois évoqué
lors d’observations. Tous ces clignotements n’étaient pas sur le
pourtour mais à l'intérieur de la
forme.
(
Près de Tournai, toujours en bavardant, nous
avons rencontré deux jeunes femmes qui ont vu un « sapin de Noël »
traverser le ciel, très bas, au bout du chemin qu’elles parcouraient après
avoir fermé leur friterie, après minuit, un soir de Saint-Nicolas, en
2000. Elles n’ont pas évoqué des dimensions exceptionnelles mais étaient
incapables de situer la chose dans un ciel noir sans repères et s’émerveillaient
encore des scintillements insolites. )
Mme
Rood insiste: c'était immense.
Elle ne craindra pas, lors de notre deuxième passage, d'évoquer les dimensions
d'un terrain de football ! Evoluant
dans un calme, un silence impressionnant, tout au plus ce léger ronronnement
qu’elle croit avoir perçu. Ni
turbulences ni sensations de chaleur. Aucune sensation physique chez ces témoins:
pas de bourdonnements dans les oreilles, de vertige, de nausées. Ils avouent cependant
avoir été très impressionné, ils avaient la gorge serrée.
Le
beau-frère, quant à lui, en garda une impression très pénible; après, quand
il en parlait en famille, "les yeux lui sortaient de la tête sous l'effet
de l'émotion" dit Mme Rood, qui regrette que l’aventure ait si péniblement
marqué le pauvre homme : cela n'a pas arrangé son état de dépression
naissante! (Cette personne est décédée environ deux ans après.)
Ensuite,
après les flashes, l'objet s'est encore rapproché un peu, lentement. Il a fini
par se trouver très bas, presque
à hauteur d'un poteau électrique. Tout
au plus à 20m du sol… Et Mr R. filmait… son film a atteint une durée de 2
à 3 minutes . Puis
"cela" a pivoté pour repartir en sens inverse.
Ils
ont voulu "le recouper", en prenant un chemin qui leur semblait
logique mais leur tentative a été vaine.
Une telle
observation et un film…
c'est
un scoop! Mais la frustration n'est jamais loin d'une belle observation
d’ovni. "J'ai filmé quelque chose mais je n'ai plus la cassette",
annonce alors Mr. Rood , avec amertume. Et il continue, devant nos mimiques désappointées :"
Je tiens un garage… donc je vois beaucoup de gens ;
j'ai trop parlé!" Son fils aussi, qui a
confié le fait à plusieurs personnes, dont un
gendarme, un ami, qui est
venu voir, est parti sans rien dire… deux
gendarmes sont ensuite arrivés, deux ou trois jours après.
Consolons-nous:
sur le film, "on ne voyait pas tout"… mais il y avait bien quelque
chose : des taches lumineuses assez régulières pour être intéressantes.
Alors, revenons au témoignage visuel : faute de grives, on mange des
merles, c’est bien connu, et faute de films, on écoute les témoins.
Seconde
observation
Nous
sommes en avril. "Ce jour-là, on prend la voiture… on roule… on roule !
Mon mari réalise qu'il y a un engin au-dessus nous: Regarde le capot !"
Celui-ci était éclairé
de façon anormale. Nos
aventuriers ralentissent à l’extrême. A hauteur d'un arbre tout
proche (non loin d'un radar militaire), ils voient
flotter un objet. Le mari sort de la voiture mais Madame ne risque qu'un
pied tant l'objet est proche. A
nouveau: 3 lampes importantes, pas de lumières scintillantes cette fois, et
deux tubes de lumière crayeuse, horizontaux
et parallèles comme des canons. Ces tubes semblent
à l'avant, par rapport au sens du mouvement ; « ça
éclairait tout droit, bien parallèle, ça avançait tout doucement, tout doucement ». C’était
ce que l’on appelle familièrement « la lumière tronquée »,
parfaitement observable, comme soudain coupée au couteau. Mr.
Rood filme mais il n'y aura rien sur la pellicule.
Il est certain d’avoir utilisé correctement l’appareil. Il ne sait
s’il faut conclure au cas d’un film surexposé. Un détail intéressant:
l'objet, si bas, allait toucher des arbres s'il n'avait pas fait une manœuvre.
Et il l'a faite, cette manœuvre, doucement: une montée puis retour au
mouvement horizontal: le pallier nécessaire. « Il est parti .On a
voulu le suivre mais on l'a perdu de vue. Il a été vu vers Andenne la même
nuit. » Et le couple continue ses sorties ! Il
aura droit encore à des observations, moins spectaculaires. « Une
fois, "il" est venu vers la voiture presque arrêtée: 3 phares, plus
de "canons". Il suivait la route. Il a fait demi-tour. Un triangle. »
Une autre fois, le couple était suivi par des amis intrigués
qui avaient pris leur propre voiture.
Ces amis ont bien vu la même forme
et ont fait un appel de phares pour signaler leur observation. Selon Mr. Rood,
bien conscient d’émettre une hypothèse très subjective, l’objet
s’est alors comporté comme
s’il préférait partir : il aurait bel et bien fait demi-tour ! Ces
gens ont ainsi couru la campagne, ou plutôt roulé la campagne,
d'avril à octobre. Jamais de calage de moteur et toujours cette envie teintée
d’émotion. "On se disait:
ça ne nous veut pas de mal, sinon ça serait fait " Ils ont observé de
chez eux, un soir, deux lumières éloignées qui se sont rapprochées l’une
de l’autre, horizontalement, et
n'en ont plus fait qu'une. Ils ont souvent pris l'avion ; ils se sentent
capables d'éviter des confusions avec des boeings, des petits avions, des
hélicoptères. "C'était tellement spécial ! On espère vivre
assez longtemps pour savoir la vérité!" Parfois ils se dissimulaient un
peu pour partir en excursion et ils comprenaient que les voisins deviennent
sceptiques. Au radar de
Glons, où ils ont été invités, on les
a rassurés avec une confidence qui leur a fait plaisir : il y bien eu
quelque chose de repéré au jour et à l’heure de leur première rencontre !
En pleine hypothèse…
Soudain
elle a réagi vivement à une sensation très
aiguë de brûlure au bras. "Ca chauffait! Ca chauffait! Je
frottais… ça continuait ! ça
passe… 3 ou 4 heures après : des croûtes !" Mme Rood
nous dessine la forme bien régulière, géométrique, qui ornait son
bras : "Un
cercle, une ligne qui dépassait de chaque côté,
trois points autour ». A l'intérieur, la chair n'avait rien. C'était
sur le gras du
, vers le coude. Trois semaines après, même phénomène de
brûlure aiguë alors que Mme Rood est au-dehors, une fois encore,
et, plusieurs heures après, apparition de 3 points bien précis sur le
bras. « Les "croûtes " restaient près de 3 semaines puis
tombaient. On voyait des marques blanches, puis tout
s’estompait lentement. » Un
docteur, rencontré alors que le
couple visitait un champ où un
fermier avait prétendu voir une forme bizarre décoller, leur conseilla de
consulter un dermatologue mais, apprenant que les manifestations dataient de
plusieurs mois, conclut que cela ne
donnerait rien d'intéressant. Le couple renonça donc à la démarche. (Une
parenthèse intéressante : le champ visité lors de cette rencontre présentait
des formes géométriques bien nettes : des cercles de différentes
dimensions et quelques triangles. La disposition générale n'a pas été relevée.
Ces formes étaient parfaitement régulières et le centre des figures restait
normal, seul le périmètre, large de plusieurs doigts, était comme une zone
parfaitement brûlée. Il a été déclaré
que c’était l’effet de
champignons…quant à la forme brillante qui- au coucher du soleil- s’éleva
brutalement du champ sous les yeux du fermier médusé, nous pouvons donc, peut-être,
supposer que c’était une champignonnière spatiale. ) Une autre
observation : « On revenait de Namur et on le voit … dans un
sens…on s'arrête et on veut faire demi-tour ;
il faisait, lui, demi-tour comme
pour nous suivre; j'ai arrêté et il est venu vers nous ;
il suivait la route et puis il a encore fait demi-tour ;
c'était
la même forme avec les phares mais pas la « lumière coupée ».
-
C'était en soirée, une fois de plus ?
-
Oui… c’était souvent entre 9h et minuit. (=21 heures).
Le
couple précise que ses expériences se sont étendues de mars à fin octobre.
Monsieur insiste « Encore après le changement de voiture,
ça a continué : ce n'était
pas la voiture qu'ils suivaient ».
Nous
montrons une seconde fois la photo
qui motivait notre présence dans
la région de Spasse, tout en précisant bien que l’événement date de 1981.

-
Estimez-vous que l’on peut faire une comparaison avec la première structure
observée, celle en forme de cigare
?
-
Oui. Et on voyait aussi
des lampes rectangulaires.
-
Un peu comme des fenêtres en oblique, comme sur cette photo ?
-
Non, c’était trop loin je crois…
mais il y avait aussi un
genre de coupole un peu lumineuse, au-dessus. Pour les « lampes » (comprendre
les formes de fenêtres), quand nous avons
approché, on ne les voyait plus, toutes
ces lampes ! On ne voyait plus que des lampes du dessous.
Une autre observation
est évoquée :
« On voyait ça au dessus d'Eviot, à
quelques km…Nous n'avons pas pris
la voiture ! » (Blasés, les veinards !) Et Madame
d’ajouter : « Pour moi, il y a un vaisseau-mère, plus grand, plus
important et les autres étaient plus petits ». L’époux précise : « Je ne dis pas que c'était extra-terrestre mais … nous avons vu quelque
chose de vraiment spécial… » Mme Rood
nous explique ensuite qu’après chaque fois où elle « reçut »
ses étranges sensations de brûlures assorties de marques ( trois en tout, les
marques la troisième fois étant près du nombril),
elle
fit des rêves extraordinaires : démonstrations
mathématiques, formules de
physique extraordinaires… qui lui semblaient d’une évidente facilité,
alors qu’elle n’a aucune connaissance de ce
genre !
Mais au réveil (elle n’est pas certaine qu’elle dormait mais cela lui
semble plus logique), elle sentait ses connaissances partir en quelques minutes.
« J’aurais eu un crayon près de moi, je crois que j’aurais pu noter
ces choses mais… » Interrogée sur sa dernière vision insolite,
elle répond s’en souvenir avec précision. Elle revenait d'emplettes au
village par un petit chemin. « Quelque chose » est passé devant mon
œil, comme pour attirer mon regard; comme une lumière. J'ai tourné la tête:
on aurait dit une tache. Quelque chose qui est venu devant mon œil pour attirer
l'attention, comme un petit faisceau.
Puis
quelque chose de bizarre est parti en direction de Huy. » Sitôt rentrée,
elle appelle son mari mais celui-ci
est occupé à un travail qu'il ne peut abandonner.
Elle sort seule, plusieurs fois, énervée, persuadée d’être
concernée et finalement,
"l'engin" vient vers elle, bien visible, moins sombre que la
première fois, très bas, presque
à hauteur d'une habitation.