1974 Froimon septembre

 

C’est grâce à Pierre Moulin qui nous avait signalé le cas et ménagé un contact avec le principal observateur  que nous avons eu, voici quelques semaines, l’occasion de rencontrer et d’interroger Jean G., témoin d’une observation ufologique exceptionnelle. Ce charmant et passionnant octogénaire, extrêmement cultivé et détenteur de nombreux brevets,  avait confié à Pierre avoir été témoin d’un spectacle insolite dans les années 70. Pierre , à juste titre, a estimé le cas suffisamment intéressant pour nous faire débarquer à Tournai, caméra  au poing. Jean G. nous attendait dans sa demeure et, bien que souffrant d’une chute récente due à un chauffard,  il nous a guidés à quelques km de son domicile dans un lieu  champêtre. Le décor : une confortable petite villa à  7 ou 8  mètres d’un bord de route, cette route étant  une petite chaussée relativement peu fréquentée ;  de l’autre côté : un champ immense qui se termine avec, à l ’horizon,  l’antenne de Froimont, bien visible et correspondant à une hauteur d’environ 100 mètres ( l’écartement entre le pouce et l’index lorsque l’on en prend ainsi la mesure à bout de bras, selon une  méthode familière ). A notre question si c’était bien dans ce décor que s’était présenté un beau jour un ovni, Mr Jean G répondit avec esprit et à propos que oui en effet, il s’agissait bien d’un ovni, puisque cet volait et qu’il n’avait pas réussi à l’identifier…Laissons la place à son témoignage que nous résumons un peu. Nous sommes en 1974, en septembre, à la tombée de la nuit, le ciel est encore un peu clair, et sans aucun  nuage. Jean G se trouve à l’intérieur de sa demeure. Comme  souvent à ce moment de la soirée , il regarde par la fenêtre, une assez vaste baie faisant face au grand champ déjà évoqué. La maison, sur un terrain en pente, est un peu surélevée par rapport à la route qui longe ce vaste champ. Soudain, stupéfait, ahuri, ébahi, il voit au bout du champ, très

exactement à la verticale de l’antenne, un objet de grande taille qui oscille légèrement de droite à gauche, de gauche à droite . Il appelle ses deux enfants et son épouse. Les voilà tous à la fenêtre puis au dehors pour mieux suivre ce spectacle étonnant. Une voiture qui passait s’est arrêtée, moteur calé ou de la propre volonté du conducteur (peut-être un médecin, la voiture portant un caducée). La passagère à côté du conducteur est tellement impressionnée par ce spectacle qu’elle a préféré se jeter sous le tableau de bord et on l’entend crier de peur. Quant à l’objet, Jean G. aura plusieurs minutes pour bien le regarder, et notamment le temps d’en prendre la mesure avec ses doigts ouverts, bras tendu : le même écartement que pour mesurer l’antenne et comme cet « objet » semble très exactement au-dessus de celle-ci, on  peut supposer qu’il  a les mêmes dimensions en largeur que la hauteur de l’antenne : environ 100 mètres ! La forme : une sorte de canotier ou pour être plus précis une sorte de tourelle un peu en trapèze qui semble découpée de « hublots »  carrés  ( il faudrait peur-être dire d’ouvertures) dont les coins sont arrondis -  Mr. G.  ne saurait préciser le nombre.  Une seule rangée et pas de forme aperçue dans ces « hublots ». Le corps de cette forme  est plutôt gris avec le dessus rosâtre et la chose est très lumineuse dans le bas, sans être éblouissante ; la base est beaucoup plus large et la comparaison avec un canotier donne une idée des proportions entre les différentes parties ; un bleu intense, «  très particulier » insiste le témoin, difficile à définir par rapport à des bleus courants. L’effet lumineux est continu, sans pulsations mais avec la nette impression d’un tournoiement pour cette partie inférieure. Les lignes qui délimitent les flancs de cet objet sont bien nettes ; Jean G.  précise qu’il revoit encore parfaitement l’objet et reste sur l’impression de n’avoir jamais dans sa vie rencontré une autre matière qui donnait le même effet. A la question si l’on peut comparer cet effet à un hologramme, il accepte la suggestion comme une possibilité. Après cette longue observation, la chose démarre à une vitesse ahurissante et comme un éclair traverse le ciel, passant au-dessus de la maison, un peu suivant la direction des avions qui atterrissent à Néchin. Jean G a vu le concorde lors de ses entraînements mais il n’y a aucun point commun pour la vitesse. Il répète : vertigineuse. Un éclair ! L’objet au demarrage avait une position un peu inclinée. Jean G. ajoute que le lendemain, le journal radiophonique a signalé des passages insolites au-dessus de villages du nord de la France.  Tout cela sans le moindre bruit. Jean G. précise que ses enfants ont manifesté leur intention de ne pas parler à l’extérieur de l’observation, persuadés qu’ils seraient pris pour des menteurs ou des illuminés. Quant au conducteur de la voiture, le phénomène passé, il a démarré sans chercher aucun contact avec les autres témoins.